La crise liée au COVID 19 a des conséquences sur l’ensemble des branches de l’assurance. Les régimes collectifs en assurance de personnes n’y échappent pas.

LA PÉRIODE DU CONFINEMENT A EU DES EFFETS SUR LA SINISTRALITÉ EN SANTÉ ET EN PRÉVOYANCE.

Les assureurs Santé ont pu bénéficier entre mars et mai 2020 d’un effet de renoncement aux soins qui a entraîné une baisse de la consommation médicale pouvant atteindre 80% au plus fort de la crise (environ – 30 % entre janvier et fin avril 2020).

Cependant, dès la fin avril une hausse du nombre d’actes est constatée avec un phénomène de rattrapage notamment en Optique. Addactis, cabinet spécialiste en actuariat, estime que ce rattrapage restera de faible ampleur en 2020 compte tenu d’une offre de soins plus limitée. Mais une sinistralité à la hausse pour 2021 est prévisible du fait du renoncement aux soins pendant le confinement (absence de dépistage, maladies chroniques…) et de l’augmentation du risque psychologique avec la reprise de l’activité.

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Les résultats statistiques de l’exercice 2020 devront être analysés avec précaution car ils pourraient ne pas refléter la réalité.

Concernant la Prévoyance, les récentes analyses de certains acteurs du marché indiquent un nombre d’arrêt de travail en hausse sur mars et avril.

La crise sanitaire puis économique impacte financièrement les organismes assureurs : 

DIFFICULTÉS DE PAIEMENT ET DÉFAILLANCE D’ENTREPRISES :

La conséquence des deux mois de chômage partiel sur la baisse des cotisations est évaluée à environ 300 M€ en prévoyance et 99 M€ en Santé pour les organismes complémentaires en collective. *

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Cette baisse des primes sera elle-même accentuée par le nombre plus faible de souscripteurs et la baisse probable des effectifs assurés.

Par ailleurs, il faut également prendre en considération le risque de défaillance d’entreprises à venir. Les pertes estimées pourraient atteindre 750 M€ par trimestre.

LE COÛT DE LA PORTABILITÉ  :

Pour rappel, la portabilité permet aux salariés quittant leur entreprise (sous réserve de bénéficier des allocations de Pôle Emploi) de bénéficier d’un maintien de couverture jusqu’à un an.

La baisse de la consommation médicale, très ponctuelle, ne doit donc pas occulter de nouvelles contraintes pour les organismes assureurs qui ne manqueront pas d’être répercutées auprès des assurés.

*Argus de l’assurance

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