L’âge de départ en retraite est un paramètre majeur de notre système, souvent remis en question. À l’aune d’une nouvelle réforme où cet élément est au cœur des enjeux, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver : âge légal, âge taux plein, âge d’ouverture des droits : de quoi parle-t-on et quelles sont les conséquences ?

Le point sur les notions d’âges

En France, l’âge légal de départ en retraite est de 62 ans : c’est l’âge minimum pour obtenir la retraite de base. Autour de cet âge, d’autres notions existent et sont importantes :

L’âge d’ouverture des droits

Il s’agit du premier âge auquel on peut prétendre à partir en retraite. Certaines conditions permettent en effet de partir plus tôt (carrière longue, pénibilité, handicap, amiante, …). Les assurés des régimes spéciaux ainsi que les fonctionnaires actifs ont également la possibilité de partir avant 62 ans.

L’âge de départ en retraite à taux plein

Il s’agit de l’âge auquel on a cumulé tous les trimestres requis (durée d’assurance) pour avoir une retraite de base au taux maximum (50 %). Cette durée dépend de la carrière et de l’année de naissance. (cf. encart)

L’âge de taux plein automatique

Il s’agit de l’âge à compter duquel toute personne peut bénéficier de sa retraite au taux maximum, quelle que soit sa durée d’assurance.

L’âge de mise à la retraite

Il s’agit de l’âge à compter duquel un employeur peut mettre à la retraite un salarié (70 ans).

Encart : Durée d'assurance pour un départ à taux plein

Il est tout à fait possible de partir en retraite sans avoir rempli la condition de durée d’assurance. Dans ce cas, la pension de retraite sera minorée : c’est ce qu’on appelle la décote. À l’inverse, un départ en retraite au-delà de la durée d’assurance requise peut donner lieu à une surcote.

Bon à savoir

Les conséquences du décalage d’âge sur la gestion des fins de carrière

La future réforme des retraites et le recul envisagé de l’âge de départ à 65 ans ne manqueront pas de remettre en jeu la question du maintien dans l’emploi des seniors.

Pour l’entreprise, l’aménagement de la fin de carrière a des conséquences retraite importantes auxquelles il faut réfléchir en amont.

Un recul de l’âge de la retraite pourra également avoir un impact sur les coûts de la protection sociale (augmentation de la durée d’indemnisation en arrêt de travail, de la fréquence de sinistralité sur tous les risques, …).

Inévitablement, les entreprises qui disposent de véritables politiques QVT, définissant un cadre clair et efficient, auront un train d’avance pour faire face à cette nouvelle donne.

Âge de départ en retraite : nos conseils RH

Il est nécessaire d’organiser les fins de carrière et faciliter l’information des collaborateurs autour de la retraite. Pour qu’a minima, ils deviennent acteurs de leur projet retraite et que l’entreprise puisse anticiper avec eux le chemin qu’ils suivront jusqu’à leur départ. En donnant de la visibilité sur « qui va rester jusqu’à quand? » et « qui fera quel métier ? ».

Quand l’engagement des salariés devient un sujet RH majeur dans les organisations, la politique sénior est un marqueur de l’identité de l’entreprise. C’est alors le bon moment pour porter une politique volontariste.

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